On imagine souvent qu’un problème de vue se remarque rapidement : les lettres deviennent floues, les yeux font mal ou la vision baisse. Pourtant, certaines maladies de l’œil évoluent discrètement. Le glaucome en fait partie.
Une personne peut continuer à lire, conduire et travailler sans remarquer de changement particulier, alors que le nerf optique subit déjà des dommages. C’est ce qui rend cette maladie difficile à repérer sans examen.
À Tanger comme ailleurs, consulter un ophtalmologue ne devrait donc pas dépendre uniquement de l’apparition d’une gêne visuelle. Lorsqu’il existe des facteurs de risque ou des antécédents familiaux, un dépistage peut permettre de repérer une anomalie plus tôt.

Le glaucome, une maladie qui touche le nerf optique
Le glaucome désigne un ensemble de maladies qui endommagent progressivement le nerf optique, le nerf chargé de transmettre les informations visuelles de l’œil au cerveau.
La pression à l’intérieur de l’œil, appelée pression intraoculaire, joue un rôle important dans de nombreuses formes de glaucome. Lorsqu’elle est trop élevée, elle peut favoriser les lésions du nerf optique.
Mais il faut retenir une chose : une pression oculaire élevée ne signifie pas automatiquement que l’on a un glaucome. Et un glaucome peut aussi apparaître chez une personne dont la pression mesurée se situe dans les valeurs habituelles.
Le diagnostic repose donc sur plusieurs éléments, et pas sur une seule mesure.
Pourquoi le glaucome passe-t-il parfois inaperçu ?
Dans sa forme chronique la plus fréquente, le glaucome évolue lentement. Au début, il ne provoque généralement ni douleur ni baisse évidente de la vision.
Les premières atteintes concernent souvent la vision périphérique, c’est-à-dire ce que l’on voit sur les côtés sans tourner la tête. Comme la vision centrale peut rester bonne pendant un certain temps, la personne ne remarque pas nécessairement le problème.
C’est notamment pour cette raison qu’attendre de ressentir des symptômes n’est pas une bonne stratégie lorsque l’on présente des facteurs de risque.
À un stade plus avancé, le champ visuel peut se réduire de manière importante. Les dommages déjà causés au nerf optique ne peuvent généralement pas être récupérés. Le suivi vise donc avant tout à ralentir ou à empêcher l’aggravation de la maladie.
Pour mieux comprendre les autres solutions de prise en charge des troubles visuels, découvrez également notre article sur la correction de la vision au laser à Tanger.
Qui devrait être particulièrement vigilant ?
Le glaucome peut toucher différentes personnes, mais certains éléments justifient une attention particulière.
Il est notamment important d’en parler à un ophtalmologue si :
- Un parent proche ou un autre membre de la famille est atteint de glaucome.
- Vous avez plus de 40 ans, et particulièrement avec l’avancée en âge.
- Vous avez une forte myopie.
- Une pression intraoculaire élevée a déjà été constatée.
- Vous avez utilisé des corticoïdes pendant une période prolongée, sous forme de collyres ou d’autres traitements.
- Vous avez des antécédents de traumatisme ou de maladie oculaire.
Avoir un ou plusieurs de ces facteurs ne signifie pas que vous êtes atteint de glaucome. Cela indique simplement qu’un avis ophtalmologique peut être pertinent pour évaluer votre situation.
Quels examens permettent de rechercher un glaucome ?
Il n’existe pas un examen unique qui suffise à répondre à toutes les questions. L’ophtalmologue tient compte des antécédents du patient, examine les yeux et interprète les résultats de différents tests selon le contexte.
Voici quelques examens qui peuvent intervenir dans l’évaluation du glaucome.
Elle permet de mesurer la pression à l’intérieur de l’œil. Le résultat est utile, mais ne suffit pas à confirmer ou à écarter un glaucome.
Pour approfondir les méthodes de dépistage et de diagnostic du glaucome, vous pouvez consulter les recommandations de NICE sur le diagnostic et la prise en charge du glaucome.
L’examen du nerf optique
L’ophtalmologue observe la tête du nerf optique afin de rechercher des signes évocateurs d’une atteinte. Cet examen aide à apprécier l’état des structures qui transmettent les informations visuelles.
Le champ visuel
Cet examen étudie la capacité à percevoir des points lumineux dans différentes zones du champ de vision. Il permet de rechercher des zones moins bien perçues et de suivre leur évolution.
L’OCT
La tomographie par cohérence optique, ou OCT, fournit des images détaillées de certaines structures de l’œil, notamment des fibres nerveuses de la rétine. Elle peut aider à repérer et à surveiller des modifications structurelles.
L’examen de l’angle iridocornéen et l’épaisseur de la cornée
Selon la situation, l’ophtalmologue peut également avoir besoin d’examiner l’angle de drainage de l’œil ou de mesurer l’épaisseur de la cornée. Ces informations contribuent à interpréter les autres résultats.
Tous ces examens ne sont pas nécessairement réalisés à chaque consultation. Leur indication dépend du patient et de l’évaluation médicale.
Peut-on traiter le glaucome ?
Oui. Plusieurs approches existent, mais le choix dépend du type de glaucome, de son stade, de la pression intraoculaire et de l’état du nerf optique.
Le traitement cherche principalement à réduire la pression intraoculaire lorsque cela est indiqué, afin de limiter les dommages supplémentaires.
Les collyres
Dans de nombreuses situations, le traitement commence par des gouttes ophtalmiques prescrites par le médecin. Elles peuvent diminuer la production de liquide à l’intérieur de l’œil ou faciliter son évacuation.
La régularité est essentielle. Même lorsque la vision semble normale, il ne faut pas arrêter ou modifier le traitement sans avis médical.
Le laser
Certaines formes de glaucome peuvent bénéficier d’un traitement au laser. La technique retenue dépend notamment de la configuration de l’œil et du type de maladie.
La chirurgie
Dans certaines situations, une intervention peut être envisagée lorsque les autres traitements ne permettent pas d’obtenir un contrôle satisfaisant ou lorsque l’évolution de la maladie le justifie.
Le traitement n’est donc pas identique pour tout le monde. Il doit être décidé après une évaluation ophtalmologique.
Pourquoi le suivi reste-t-il important après le diagnostic ?
Recevoir un diagnostic de glaucome ne signifie pas que la vision va nécessairement se dégrader rapidement. Avec une prise en charge adaptée et un suivi régulier, il est souvent possible de préserver une bonne qualité de vie visuelle.
Les consultations de contrôle permettent notamment de vérifier la pression intraoculaire, de surveiller le nerf optique et d’évaluer le champ visuel lorsque cela est nécessaire.
Le rythme des rendez-vous dépend de chaque situation. Il peut être rapproché lorsqu’un traitement vient d’être commencé ou modifié, ou lorsque les résultats nécessitent une surveillance plus attentive.
Même si vous ne ressentez aucun changement, il est important de respecter les rendez-vous fixés par votre ophtalmologue.
Glaucome à Tanger : consulter le Dr Soukaina Boussena
Vous avez des antécédents familiaux de glaucome ? Une pression oculaire élevée a été relevée lors d’un précédent examen ? Vous êtes déjà suivi pour cette maladie et souhaitez poursuivre votre surveillance à Tanger ?
Le Dr Soukaina Boussena, ophtalmologue à Tanger, reçoit les patients pour des consultations et le suivi du glaucome. La consultation permet de faire le point sur les antécédents, les examens déjà réalisés et les besoins de surveillance.
Pensez à apporter vos anciens comptes rendus, résultats d’examens et ordonnances si vous en possédez. Ces documents peuvent aider à comparer les résultats dans le temps.
L’objectif est de disposer d’une vision claire de votre situation et de définir la conduite à tenir avec votre ophtalmologue.
Dans quels cas faut-il consulter en urgence ?
Il existe une forme de glaucome qui peut se manifester brutalement : la fermeture aiguë de l’angle.
Contrairement au glaucome chronique, cette situation peut provoquer des symptômes soudains, parfois très marqués :
- Une douleur intense dans un œil.
- Un œil rouge.
- Une vision soudainement floue.
- Des cercles colorés autour des lumières.
- Un mal de tête important.
- Des nausées ou des vomissements.
L’association de ces symptômes nécessite une prise en charge ophtalmologique en urgence. N’attendez pas un rendez-vous de contrôle habituel.
Questions fréquentes sur le glaucome
Le glaucome provoque-t-il toujours une douleur ?
Non. La forme chronique la plus fréquente évolue souvent sans douleur et sans symptôme évident au début. Une absence de douleur ne permet donc pas d’écarter la maladie.
Une pression oculaire normale exclut-elle le glaucome ?
Non. Certaines personnes développent un glaucome malgré une pression intraoculaire qui se situe dans les valeurs habituelles. L’examen du nerf optique et l’étude du champ visuel font également partie de l’évaluation.
Le glaucome peut-il toucher les deux yeux ?
Oui. Il peut toucher les deux yeux, mais pas nécessairement de la même manière ni au même rythme.
Peut-on guérir définitivement du glaucome ?
Les dommages déjà causés au nerf optique sont généralement irréversibles. Les traitements disponibles ont pour objectif de ralentir ou de stabiliser l’évolution de la maladie et de préserver la vision restante.
Faut-il continuer les consultations lorsqu’on ne ressent aucun symptôme ?
Oui, si un suivi a été recommandé. Le glaucome peut progresser sans provoquer de gêne perceptible. Les examens de contrôle permettent de surveiller son évolution et d’adapter la prise en charge si nécessaire.
Prenez rendez-vous pour un suivi ophtalmologique à Tanger
Vous recherchez un ophtalmologue à Tanger pour un dépistage ou un suivi du glaucome ?
Prenez rendez-vous avec le Dr Soukaina Boussena afin de faire évaluer votre situation et de discuter du suivi adapté à vos yeux.

